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Quelles sont les principales différences entre NIS 1 et NIS 2 ?

Champ d'application, mesures de sécurité, notification des incidents, sanctions, gouvernance : ce qui change entre la directive NIS 1 et la directive NIS 2.

Mis à jour le Publié le 14 min de lecture

Deux documents successifs illustrent l'évolution de NIS 1 vers NIS 2.

La transition de la directive NIS originale (NIS 1) à la directive NIS 2NIS 2Directive européenne 2022/2555 sur la cybersécurité. constitue une étape importante dans le renforcement des mesures de cybersécurité au sein de l'Union européenne. Cet article propose une analyse détaillée des principales différences entre NIS 1 et NIS 2 pour mieux comprendre l'évolution de la réglementation en matière de sécurité des réseaux et des systèmes d'information.

La directive (UE) 2022/2555, dite NIS 2, devait être transposée par les États membres au plus tard le 17 octobre 2024. Elle remplace la directive (UE) 2016/1148, dite NIS 1, abrogée avec effet au 18 octobre 2024. En France, la transposition n'est pas achevée au 13 octobre 2026 : le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, adopté par le Sénat le 12 mars 2025, est toujours en première lecture à l'Assemblée nationale. Les obligations de NIS 2 s'appliqueront en France une fois la loi et ses textes d'application publiés. D'ici là, le cadre français issu de NIS 1 (loi n° 2018-133 du 26 février 2018) reste en vigueur, et l'ANSSI propose aux entités concernées un service de pré-enregistrement.

Partie 1 : Élargissement du champ d'application

La directive NIS 1 ciblait principalement les opérateurs de services essentiels (OSE) et les fournisseurs de service numérique (FSN) alors que la directive NIS 2 étend considérablement le champ d'application pour inclure un plus grand nombre d'entités et de secteurs.

NIS 1 (Directive 2016/1148)NIS 2 (Directive 2022/2555)
Les opérateurs de services essentiels (OSE), annexe II :
  • Énergie (électricité, pétrole, gaz)
  • Transports (aérien, ferroviaire, par voie d'eau, routier)
  • Banques et infrastructures des marchés financiers
  • Santé (établissements de soins)
  • Fourniture et distribution d'eau potable
  • Infrastructures numériques (points d'échange internet ou IXP, fournisseurs de services DNS, registres de noms de domaine de premier niveau ou TLD)
Secteurs hautement critiques (annexe I) :
  • Tous les secteurs OSE de NIS 1
  • Énergie : ajout de l'hydrogène et des réseaux de chaleur et de froid
  • Infrastructure numérique élargie : informatique en nuage, centres de données, réseaux de diffusion de contenu (CDN), prestataires de services de confiance, réseaux et services de communications électroniques
  • Gestion des services TIC (interentreprises) : services gérés et services de sécurité gérés
  • Administration publique (niveaux central et régional, selon la définition de chaque État membre)
  • Eaux usées
  • Espace
Les fournisseurs de service numérique (FSN), annexe III :
  • Places de marché en ligne
  • Moteurs de recherche en ligne
  • Services d'informatique en nuage
Autres secteurs critiques (annexe II) :
  • Fournisseurs numériques : places de marché en ligne, moteurs de recherche en ligne et plateformes de services de réseaux sociaux (l'informatique en nuage passe à l'annexe I)
  • Recherche
  • Services postaux et d'expédition
  • Gestion des déchets
  • Fabrication, production et distribution de produits chimiques
  • Production, transformation et distribution des denrées alimentaires
  • Fabrication (dispositifs médicaux, produits informatiques, électroniques et optiques, équipements électriques, machines, véhicules à moteur, autres matériels de transport)

Sous NIS 2, le secteur ne suffit pas à déterminer la catégorie d'une entité : sa taille compte aussi (articles 2 et 3). En règle générale, les grandes entreprises des secteurs de l'annexe I sont des entités essentielles (EE). Les moyennes entreprises de l'annexe I, ainsi que les moyennes et grandes entreprises de l'annexe II, sont des entités importantes (EI). Certains acteurs sont des entités essentielles quelle que soit leur taille, comme les registres de noms de domaine de premier niveau, les fournisseurs de services DNS et les prestataires de services de confiance qualifiés. Les petites entreprises restent en principe hors du champ, sauf exceptions.

Récapitulatif des changements notables :

  1. La directive NIS 2 remplace la distinction entre opérateurs de services essentiels (OSE) et fournisseurs de service numérique (FSN) par deux catégories, les entités essentielles (EE) et les entités importantes (EI), élargissant considérablement le champ d'application.
  2. Les obligations des anciens FSN sont renforcées : ils relèvent désormais des mêmes règles que les autres entités essentielles ou importantes.
  3. NIS 2 ajoute les plateformes de services de réseaux sociaux aux fournisseurs numériques couverts.
  4. Le champ d'application sectoriel est considérablement élargi dans NIS 2, couvrant plus de secteurs critiques de l'économie et de la société.

Partie 2 : Renforcement des exigences de sécurité

La directive NIS 2 impose des mesures de sécurité plus strictes, axées sur la gestion des risques à travers la prévention, la détection, la réponse aux incidents et la récupération.

Ces mesures sont désormais obligatoires pour une plus grande variété d'entités, y compris celles qui n'étaient pas auparavant couvertes par la NIS 1, reflétant l'importance accrue de la cybersécurité dans tous les secteurs critiques.

NIS 1 (Directive 2016/1148)NIS 2 (Directive 2022/2555)
Mesures techniques et organisationnelles nécessaires et proportionnées pour gérer les risques (Art. 14.1 pour les OSE, Art. 16.1 pour les FSN)Liste de mesures minimales : analyse des risques et sécurité des systèmes d'information, gestion des incidents, continuité des activités, sécurité de la chaîne d'approvisionnement, cryptographie, authentification à plusieurs facteurs, etc. (Art. 21.2)
Pas de mention explicite de la gestion des risques liés à la chaîne d'approvisionnementObligation d'évaluer et de prendre en compte les risques liés aux fournisseurs et prestataires de services directs (Art. 21.2 d et 21.3)
Pas d'obligation spécifique concernant la formationFormation obligatoire pour les membres des organes de direction, formation régulière du personnel encouragée (Art. 20.2) ; formation à la cybersécurité parmi les mesures minimales (Art. 21.2 g)
Pas de mention de la responsabilité des organes de directionResponsabilité explicite des organes de direction dans l'approbation et la supervision des mesures de cybersécurité (Art. 20.1)
Actes d'exécution de la Commission prévus uniquement pour préciser les mesures des FSN (Art. 16.8)Exigences techniques et méthodologiques fixées par actes d'exécution pour certains fournisseurs numériques (règlement d'exécution (UE) 2024/2690), et possibilité d'exigences sectorielles pour les autres entités (Art. 21.5)
Pas de mention de l'utilisation de la cryptographiePolitiques et procédures relatives à l'utilisation de la cryptographie et, le cas échéant, du chiffrementChiffrementTransformation de données en une forme illisible sans la clé qui permet de les déchiffrer. (Art. 21.2 h)
Pas d'obligation d'utiliser des produits certifiésPossibilité pour les États membres d'exiger l'utilisation de produits, services et processus TIC certifiés dans le cadre de schémas européens de certification (Art. 24.1)

Exemples concrets :

  • NIS 1 : Un distributeur d'électricité désigné comme OSE devait mettre en place des mesures de sécurité nécessaires et proportionnées, sans liste détaillée dans la directive.
  • NIS 2 : Ce même distributeur devra mettre en place des politiques de cybersécurité spécifiques, faire former les membres de sa direction, évaluer les risques liés à ses fournisseurs IT et, si son État membre l'exige, utiliser des produits certifiés pour certains systèmes.

Pour les banques et la plupart des entités financières, ces exigences sont fixées par le règlement DORA (UE) 2022/2554, applicable depuis le 17 janvier 2025. Lorsqu'un texte sectoriel de l'Union impose des obligations au moins équivalentes, il s'applique à la place des règles de NIS 2 sur la gestion des risques et la notification des incidents (article 4 de NIS 2).

Récapitulatif des changements notables :

  1. Spécification plus détaillée des mesures de sécurité requises
  2. Accent mis sur la sécurité de la chaîne d'approvisionnement
  3. Responsabilisation accrue des organes de direction
  4. Formation obligatoire des dirigeants
  5. Politiques de cryptographie et de chiffrement
  6. Possibilité d'exigences sectorielles spécifiques
  7. Incitation à l'utilisation de produits certifiés

Partie 3 : Obligations de notification améliorées

Sous NIS 1, la notification était requise pour les incidents ayant un impact significatif, « sans retard injustifié », sans délai chiffré.

La directive NIS 2 va plus loin en exigeant une notification plus rapide et plus détaillée des incidents, y compris ceux susceptibles d'affecter d'autres États membres.

Cette modification vise à améliorer la transparence et la réactivité face aux cyberattaques, facilitant une réponse coordonnée à travers l'UE.

NIS 1 (Directive 2016/1148)NIS 2 (Directive 2022/2555)
Notification des incidents ayant un impact significatif sur la continuité des services essentiels (Art. 14.3)Ajout d'une alerte précoce dans les 24h suivant la prise de connaissance d'un incident important (Art. 23.4 a)
Notification « sans retard injustifié », sans délai chiffré (Art. 14.3 et 16.3)Notification de l'incident dans les 72h (Art. 23.4 b)
Contenu de la notification peu détaillé : informations permettant d'évaluer un éventuel impact transfrontalier (Art. 14.3)Rapport final au plus tard un mois après la notification, avec description détaillée, cause probable, mesures d'atténuation et impact transfrontière (Art. 23.4 d)
Notification obligatoire pour les OSE (Art. 14.3) et les FSN (Art. 16.3)Notification obligatoire pour les entités essentielles et importantes (Art. 23.1)
Critères généraux pour déterminer l'importance d'un incident (nombre d'utilisateurs touchés, durée, zone géographique) (Art. 14.4)Incident important : perturbation opérationnelle grave des services ou pertes financières pour l'entité, ou dommages matériels, corporels ou moraux considérables causés à d'autres personnes (Art. 23.3)
Pas d'obligation explicite d'informer les utilisateursLe cas échéant, obligation d'informer les destinataires des services des incidents importants et des mesures qu'ils peuvent prendre face à une cybermenace importante (Art. 23.1 et 23.2)
Notification volontaire possible pour les autres entités (Art. 20)Notification volontaire élargie aux cybermenaces et aux incidents évités, pour les entités couvertes comme pour les autres (Art. 30)

Exemples concrets :

  • NIS 1 : Un hôpital victime d'une cyberattaque paralysant ses systèmes pendant 24h devait le notifier sans retard injustifié, sans délai chiffré.
  • NIS 2 : Ce même hôpital devra envoyer une alerte précoce dans les 24h, une notification d'incident dans les 72h et un rapport final au plus tard un mois après cette notification. Le cas échéant, il devra aussi informer les patients concernés (ex : report de rendez-vous non urgents).

Voici un tableau récapitulatif comparant les délais d'alerte entre NIS 1 et NIS 2 :

ÉtapesNIS 1 (Directive 2016/1148)NIS 2 (Directive 2022/2555)
Alerte précoceNon spécifié24 heures
Notification d'incidentSans retard injustifié, sans délai chiffré72 heures (24 heures pour les prestataires de services de confiance)
Rapport intermédiaireNon spécifiéSur demande du CSIRT ou de l'autorité compétente
Rapport finalNon spécifié1 mois après la notification d'incident
Rapport d'avancementNon spécifiéSi l'incident est toujours en cours à la date du rapport final
Rapport final (après rapport d'avancement)Non spécifié1 mois après le traitement de l'incident

Partie 4 : Sanctions renforcées

La directive NIS 2 introduit des sanctions plus sévères pour non-conformité, y compris des amendes basées sur le chiffre d'affaires de l'entité.

Ces sanctions ont pour but de renforcer la conformité et de souligner la gravité des manquements en matière de cybersécurité.

NIS 1 (Directive 2016/1148)NIS 2 (Directive 2022/2555)
Les États membres fixent les règles relatives aux sanctions applicables en cas d'infraction aux dispositions nationales (Art. 21).Maintien des sanctions fixées par les États membres (Art. 36)
Pas de montants ou pourcentages spécifiques mentionnés dans la directiveIntroduction d'amendes administratives dont le plafond doit atteindre au moins :
  • Pour les entités essentielles (EE) : 10 000 000 EUR ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial total
  • Pour les entités importantes (EI) : 7 000 000 EUR ou 1,4 % du chiffre d'affaires annuel mondial total
NB : le montant le plus élevé est retenu (Art. 34.4 et 34.5).
Les sanctions doivent être "effectives, proportionnées et dissuasives"Maintien du principe de sanctions "effectives, proportionnées et dissuasives"
Pas de mention d'astreintesPossibilité d'imposer des astreintes pour contraindre une entité à mettre fin à une violation (Art. 34.6)
Pas de mention de suspension de certifications/autorisationsPossibilité de suspendre temporairement une certification ou une autorisation d'une entité essentielle (Art. 32.5 a)
Pas de critères spécifiques pour déterminer les sanctionsListe de critères à prendre en compte pour déterminer le montant des amendes (ex : gravité de l'infraction, durée, dommages causés, caractère intentionnel, etc.) (Art. 32.7 et 34.3)
Pas de mention d'interdiction d'exercer des fonctions de directionPossibilité d'interdire temporairement à un dirigeant d'une entité essentielle (directeur général ou représentant légal) d'exercer des fonctions de direction (Art. 32.5 b)

Exemples :

  • NIS 1 : En France, la loi n° 2018-133 du 26 février 2018 punit de 100 000 € d'amende les dirigeants d'un OSE qui ne se conforment pas aux règles de sécurité à l'issue du délai fixé par une mise en demeure (article 9).
  • NIS 2 : Pour une entité essentielle du secteur de l'énergie réalisant 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires mondial, la directive impose un plafond d'amende d'au moins 20 millions d'euros (2 % de ce chiffre d'affaires, montant supérieur à 10 millions d'euros). Le projet de loi français, pas encore adopté, retient les mêmes plafonds que la directive.

Partie 5 : Cadre de gouvernance amélioré

Un cadre de gouvernance plus structuré est mis en place sous NIS 2, avec des autorités nationales renforcées et une coopération accrue entre les États membres.

Ce cadre comprend également des mécanismes de partage d'informations plus efficaces, essentiels pour une réponse rapide et efficace aux incidents de cybersécurité.

NIS 1 (Directive 2016/1148)NIS 2 (Directive 2022/2555)
Groupe de coopération pour faciliter la coopération stratégique
  • Échange de bonnes pratiques
Groupe de coopération renforcé avec des tâches élargies (Art. 14)
  • Orientations sur la transposition et évaluations coordonnées des risques des chaînes d'approvisionnement critiques
Réseau des CSIRT (Computer Security Incident Response Teams)
  • Échange d'informations sur les incidents
Réseau des CSIRT avec des capacités opérationnelles renforcées (Art. 15)
  • Coordination des réponses aux incidents transfrontières
Points de contact uniques dans chaque État membre
  • Liaison pour la coopération transfrontière
Points de contact uniques avec un rôle de coordination renforcé (Art. 8 et 23)
  • Transmission des notifications d'incidents transfrontières
Exercices de cybersécurité discutés au sein du groupe de coopération et du réseau des CSIRT (Art. 11 et 12)Même rôle, complété par des plans nationaux de réaction aux crises cyber qui prévoient des exercices (Art. 9, 14 et 15)
  • Retour d'expérience des exercices organisés par l'ENISA
Pas de mécanisme d'évaluation par les pairsIntroduction d'évaluations par les pairs entre États membres (Art. 19)
  • Examen des capacités opérationnelles du CSIRT d'un État membre par des experts d'autres États membres
Pas de mention d'EU-CyCLONeCréation d'EU-CyCLONe (réseau européen pour la préparation et la gestion des crises cyber) (Art. 16)
  • Coordination de la gestion des incidents majeurs de cybersécurité au niveau de l'UE
Stratégies nationales de cybersécurité requises
  • Définition d'objectifs généraux
Stratégies nationales de cybersécurité plus détaillées et alignées (Art. 7)
  • Inclusion de politiques sur la divulgation des vulnérabilités
Accords internationaux possibles pour associer des pays tiers aux activités du groupe de coopération (Art. 13)Accords internationaux étendus au réseau des CSIRT et à EU-CyCLONe (Art. 17)
  • Participation de pays tiers à certaines activités de ces réseaux
Pas de mention de base de données des vulnérabilitésCréation d'une base de données européenne des vulnérabilités, gérée par l'ENISA (Art. 12.2)
  • Centralisation des informations sur les vulnérabilités découvertes dans les logiciels couramment utilisés

Partie 6 : Focus sur la résilience de la chaîne d'approvisionnement

NIS 2 exige que les entités gèrent les risques associés à leurs fournisseurs et sous-traitants, adoptant une approche de sécurité holistique.

Cette exigence est particulièrement pertinente dans un monde où les chaînes d'approvisionnement sont de plus en plus interconnectées et susceptibles de propager des vulnérabilités.

NIS 1 (Directive 2016/1148)NIS 2 (Directive 2022/2555)
Pas de mention spécifique de la chaîne d'approvisionnementFocus explicite sur la sécurité de la chaîne d'approvisionnement
Exigences de sécurité générales pour les opérateurs de services essentiels
  • Mesures techniques et organisationnelles appropriées pour gérer les risques
Exigences spécifiques pour la gestion des risques liés à la chaîne d'approvisionnement
  • Évaluation des risques de sécurité des fournisseurs critiques
Pas d'obligation d'évaluer les risques des fournisseursObligation de tenir compte de la qualité et de la cybersécurité des produits et services des fournisseurs (Art. 21.3)
  • Audit de sécurité des pratiques de développement logiciel d'un fournisseur clé
Pas de mention des facteurs non techniquesPrise en compte des facteurs non techniques dans les évaluations coordonnées des risques (Art. 22.1)
  • Évaluation de l'influence potentielle d'un pays tiers sur un fournisseur critique
Pas d'évaluations coordonnées des risques au niveau de l'UEIntroduction d'évaluations coordonnées des risques pour les chaînes d'approvisionnement critiques (Art. 22)
  • Évaluation coordonnée des risques liés aux fournisseurs de services cloud au niveau de l'UE
Pas de mention des accords contractuelsEncouragement à inclure des exigences de cybersécurité dans les accords contractuels
  • Clauses contractuelles imposant des normes de sécurité minimales aux fournisseurs
Pas de focus sur les fournisseurs de services de sécurité gérésAttention particulière portée aux fournisseurs de services de sécurité gérés
  • Diligence renforcée dans la sélection des fournisseurs de services de détection et de réponse aux incidents
Pas de mention de la divulgation coordonnée des vulnérabilitésIntroduction de politiques de divulgation coordonnée des vulnérabilités (Art. 12)
  • Procédure standardisée pour signaler les vulnérabilités découvertes dans les produits des fournisseurs
Pas de mention des dépendances sectoriellesPrise en compte des dépendances intersectorielles dans l'évaluation des risques
  • Évaluation de l'impact d'une défaillance d'un fournisseur d'énergie sur le secteur bancaire
Pas d'exigences spécifiques pour les petites et moyennes entreprises (PME)Politiques nationales d'orientation et de soutien aux PME, en particulier celles qui sont exclues du champ de la directive (Art. 7.2 i)
  • Lignes directrices simplifiées de cyberhygiène pour les PME

FAQ : 3 questions sur les principales différences entre NIS 1 et NIS 2

  1. Comment le champ d'application de NIS 2 diffère-t-il de NIS 1 ?

NIS 2 élargit considérablement le champ d'application en remplaçant la distinction OSE/FSN par des entités essentielles et importantes, définies selon le secteur et la taille. Elle couvre plus de secteurs critiques et soumet les anciens FSN aux mêmes règles que les autres entités.

  1. Quelles sont les principales nouveautés en matière de notification d'incidents dans NIS 2 ?

NIS 2 impose une alerte précoce dans les 24h, une notification d'incident dans les 72h et un rapport final au plus tard un mois après cette notification. Le cas échéant, les entités doivent aussi informer les destinataires de leurs services des mesures à prendre face aux cybermenaces importantes.

  1. Comment NIS 2 renforce-t-il les sanctions pour non-conformité ?

NIS 2 introduit des amendes administratives dont le plafond dépend du chiffre d'affaires. Pour les entités essentielles, la directive impose un plafond d'au moins 10 M€ ou 2 % du CA mondial, le montant le plus élevé étant retenu. Des astreintes et, pour les entités essentielles, des suspensions de certifications sont également possibles. En France, ces montants dépendent de la loi de transposition, encore en discussion au Parlement.

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